Lancer son activité demande passion et savoir-faire. Pourtant, beaucoup d’entrepreneurs négligent un aspect crucial qui est les assurances. Entre obligations légales et offres standardisées, il est difficile de s’y retrouver. C’est la raison pour laquelle je vous présente un petit guide pour mieux comprendre les besoins réels selon votre activité.

Pourquoi tant d’entreprises sont mal assurées ?
Beaucoup souscrivent des contrats par automatisme, sans vraiment comprendre ce qu’ils signent. L’objectif initial est simple : être en règle et cocher une case administrative. La plupart d’assureurs propose une formule standard, qui semble convenir à tous. Le résultat est que les couvertures sont identiques d’un métier à l’autre, sans explication claire des garanties.
Les assureurs ne prennent pas toujours le temps d’analyser les spécificités de votre activité. Ils oublient même que chaque métier comporte des risques différents et des besoins spécifiques.
Cette approche standardisée laisse souvent des zones non couvertes, parfois critiques en cas de sinistre.
Quelles sont les garanties souvent négligées ?
Quand on se lance dans son activité, c’est souvent parce qu’on maîtrise son métier. On est convaincu de pouvoir apporter quelque chose de unique à ses clients. Le boulanger est sûr que son pain fera le bonheur de tous. Le fleuriste connaît les meilleurs fournisseurs et sait créer des compositions qui raviront chaque visiteur. L’artisan a ses techniques, ses gestes précis, ses secrets de fabrication.
C est pour toutes ses raisons que certaines garanties sont souvent négligées. vous trouverez quelques couvertures ci-dessous;
- La perte d’exploitation est une garantie sous-estimée car l’entrepreneur se concentre souvent sur l’immédiat : le matériel, le local, le stock… Mais que se passe-t-il si l’activité doit s’arrêter pendant plusieurs semaines ? Loyers, salaires, charges fixes… les dépenses continuent même lorsque l’activité s’arrête suite à un sinistre. Cette assurance permet de compenser la perte financière et d’assurer la continuité de votre entreprise,
- La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : c’est l’assurance qui couvre les dommages que vous pourriez causer à un client ou à un tiers dans le cadre de votre activité. Par exemple : le fleuriste dont une composition florale tombe sur un client et le blesse. Un artisan dont une installation mal fixée provoque un dégât des eaux quelques jours plus tard chez le client. Sans cette couverture, ces situations peuvent vite coûter des milliers d’euros, voire mettre l’entreprise en difficulté.
- L’assurance incendie et dégâts aux biens professionnels : elle couvre vos locaux, votre matériel, votre stock contre les risques majeurs : incendie, dégât des eaux, explosion… Imaginez : votre atelier prend feu ou votre stock de fleurs est détruit par un dégât d’eau. Sans cette couverture, la reprise de votre activité peut être compromise pendant des semaines, voire des mois.
Adapter l’assurance à votre métier
Un fleuriste doit avant tout sécuriser ses stocks périssables, protéger ses chambres froides contre les pannes ou coupures électriques, et assurer ses agencements de vitrine, souvent coûteux et exposés aux vols ou aux dégradations.
Un restaurateur, quant à lui, est particulièrement exposé aux risques liés aux intoxications alimentaires. Sa priorité porte sur la responsabilité civile envers les clients, mais aussi sur la couverture de son matériel de cuisine professionnel,
Un artisan fait face à des enjeux différents : la protection de ses déplacements professionnels, la sécurisation de ses chantiers, et surtout une responsabilité décennale adaptée à la nature exacte de ses travaux, sans approximation.
Chaque métier comporte des risques spécifiques. Appliquer un copier-coller en assurance est une fausse bonne idée : cela crée des zones non couvertes, souvent invisibles jusqu’au jour du sinistre. Un courtier en assurance efficace doit tout d’abord analyser votre situation afin d’émettre une offre sur base de la réalité de votre activité
Conclusion
Deux professionnels exerçant le même métier peuvent donc avoir des besoins radicalement différents. C’est pourquoi le “copier-coller” en assurance est une fausse bonne idée et peut laisser l’entreprise exposée à des risques qu’elle pensait couverts. D’où le rôle d’un bon courtier en assurance qui réside tout d’abord dans l’analyse en posant des bonnes questions à l’indépendant.
Etant moi-même chef d’entreprise, cette proximité permet une compréhension fine des réalités quotidiennes des entrepreneurs et des enjeux spécifiques auxquels ils sont confrontés.